La Fouine

samedi 15 octobre 2016
par  Patrick MAGNE
popularité : 36%




nom Scientifique:Martes foina
longevite : La fouine a une espérance de vie de 3 à 12 ans

Biométrie
Sa longueur va de 40 à 54 centimètres et son poids se situe entre 1,1 et 2,3 kilogrammes.

Identification :
Les fouines sont des animaux solitaires, comme la plupart des autres espèces de martres. Elles évitent leurs congénères en dehors des périodes de reproduction. Il s’agit d’animaux territoriaux qui marquent leur territoire avec des secrétions et le défendent au moins contre d’autres fouines de même sexe. La grandeur du territoire est variable, mais reste inférieure à celui de la Martre des pins. Leur grandeur va de 12 à 21cm et varie en fonction du sexe (les territoires des mâles sont plus grands que ceux des femelles), de la saison (ils sont plus petits en hiver), de l’habitat (ils sont plus grands en campagne qu’en ville) et de la nourriture disponible. Leur activité est surtout nocturne. L’espérance de vie de la fouine est d’approximativement douze ans

PHOTOS D’EMPREINTES DIVERS ET VARIÉES

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Information :
Crottes : la fouine a pour habitude de faire des crottiers où s’entassent ses productions ; la martre, quant à elle, marque son territoire par des crottes isolées le longs des chemins, sur de petites éminences ; elle urine souvent près de son gîte.
Catégorie:EMPREINTES
Sex : MALE - Période : JUILLET - Auteur : microsp
PHOTOS D’IDENTIFICATION DIVERS ET VARIÉES

Habitat :

La fouine a su s’adapter à de nombreux environnements.
C’est un animal délicat qui déteste la canicule, le gel, les inondations et la pluie. Pas question, comme sa cousine, la martre, de vivre à la dure en pleine forêt ! C’est beaucoup plus pratique d’élire domicile dans les confortables bâtiments agricoles souvent pleins de cachettes et de recoins. Elle y apprécie alors le confort tiède et la douceur des lieux, et peut s’y prélasser à loisir, d’autant que ces endroits sont infestés de rongeurs attirés par les débris végétaux et les graines, qui sont sa source de nourriture principale.

La fouine s’abrite dans un arbre creux, un tas de pierres, une carrière, un grenier, une grange, une ruine, un garage. Elle se creuse parfois un terrier.

La fouine est un animal solitaire. Elle évite ses congénères en dehors des périodes de reproduction. Elle marque son territoire avec des sécrétions odorantes et n’hésite pas à se battre avec d’autre fouines pour conserver son pré carré.

Haies, talus, grenier, grange, tas de paille, broussailles, voici les endroits les plus courants où vous pourrez trouver une fouine.

Les greniers et les granges de nos campagnes, représentent pour elle de véritables palaces ! D’abord elle est à l’abri des éléments extérieurs, en plus la présence de rongeurs et de graines lui assurent des festins de rois. Pour vous, c’est une moindre gêne et surtout, la fouine vous assure la chasse aux rongeurs qui auraient tendance à s’accroitre fortement sans elle.

Mais on en trouve aussi dans les habitations ; elle s’introduit volontiers dans les faux plafonds. Vous vous rendrez rapidement compte qu’une fouine a élu domicile chez vous car son activité nocturne est loin d’être discrète !

La fouine est un animal territorial

La fouine possède un territoire qui s’étale de 12 à 210 hectares et globalement les déplacements sont de l’ordre de quelques mètres à plusieurs kilomètres. Son territoire, elle le marque par des sécrétions, ainsi qu’en frottant son anus au sol ou sur un objet. Le marquage est fait régulièrement, notamment à partir de mars jusqu’en juillet/août, par des sécrétions des glandes anales. Ceci assure le marquage du territoire et clarifie les relations ultérieures entre partenaires.

Attention, la fouine défend ses terres, le cas échéant même contre d’autres fouines !

Les mâles ont un territoire plus étendu que celui des femelles, ils dominent d’ailleurs une ou plusieurs femelles sur leur propre territoire. Celui-ci n’est pas fixe en terme de dimensions, il est plus grand en forêt qu’en ville ou à la campagne, et il varie en fonction des saisons ; plus restreint l’hiver, plus grand l’été. Ses déplacements fluctuent également au gré des saisons ; ils sont plus importants en hiver afin de trouver de la nourriture. Mâles et femelles ne se déplacent pas non plus de la même manière, le mâle surveille plus la périphérie de son territoire, alors que la femelle reste au centre.

On remarque qu’en hiver, la fouine a tendance à se rapprocher des habitations, surtout des toits, on estime alors qu’elle a parfaitement compris que certains matériaux isolants la protègent contre le froid. Une nouvelle preuve de sa faculté d’adaptation.

D’ailleurs, après avoir envahi nos maisons, la voici en ville ! Là, elle trouve parfois refuge sous nos capots de voiture et grignote alors les fils et câbles qu’elle rencontre. Sait-on jamais, ceux-ci pourraient être une gourmandise ! Ceci dit, on doit lui reconnaitre qu’elle participe à la régulation des pigeons en milieu citadin, car elle s’en nourrit. Rassurez-vous sur un point : Du fait qu’elle ne partage pas son territoire et qu’elle est solitaire, sa présence en ville n’augure pas une invasion surpeuplée.

Comportement

L’activité de la fouine est principalement nocturne. En hiver, elle est plus active de jour probablement à cause de la difficulté de recherche de nourriture.
Ses déplacements quotidiens sont très importants et elle rayonne à une distance comprise entre 500 et 1000 mètres de son gîte.
La distance journalière parcourue peut être de l’ordre de 10 km.
La prise d’activité a lieu dans l’heure qui suit le coucher du soleil et les sorties peuvent durer de 6 à 7 heures.
Le retour se fait généralement avant le lever du soleil.

Comme la plupart des autres espèces des martres, la fouine est un animal solitaire. C’est un animal territorial qui marque son territoire avec des secrétions et le défend au moins contre les autres fouines de même sexe. La grandeur du territoire est variable de 12 à 210 hectares et cela en fonction du sexe, de l’habitat, de la nourriture et de la saison. La fouine est active surtout la nuit, c’est une espèce nocturne.
L’espèce de fouine atteint sa maturité sexuelle entre 15 et 27 mois. La période d’amour de la fouine est en été. La femelle met bas une fois par an, en mars ou en avril. La période est longue entre l’accouplement et la naissance des petits à cause de la dormance. Toutefois, la période effective de la gestation est d’un mois.
La femelle met bas de deux à cinq petits qui naissent aveugles et nus. Leurs yeux s’ouvrent après un mois et ils deviennent indépendants à l’automne.

Maladie

maladies parasitaires telles que l oestridiose, la douve et la strongylose, qui font parfois des ravages dans les cheptels sous-alimentés ou affaiblis par l hiver. Il faut également citer la rage, dont l inquiétante progression en France nous prépare peut-être de sérieuses difficultés.

Mœurs

Elles préfèrent vivre dans les forêts couvertes de caducs et les affleurements rocheux des habitats de montagne.
Elles sont généralement solitaires, excepté durant la saison des amours.
Dans les zones urbaines elles peuvent être nuisibles. Elles ont souvent un abris dans les greniers ou les granges, ou dans le compartiment du moteur de voitures, où elles endommagent les tuyaux et les câbles.
Elles sont opportunistes et omnivores, bien qu’elles préfèrent les proies animales. Leur régime varie en fonction de la saison et de la disponibilité des proies

Régime

A l’écart de l’homme, la fouine exploite avant tout les fruits sauvages : mûres, framboises, sorbes ainsi que sureau noir, myrtilles et prunelles constituent l’essentiel de son alimentation. Ensuite, ce sont les mammifères, principalement les campagnols et les mulots qui sont consommés. Les oiseaux, surtout les passereaux et leurs œufs, les insectes voire même les vers de terre sont des proies fréquentes en fonction des régions.

En zone rurale, la fouine met à profit les ressources qui lui sont offertes par la proximité de l’homme : fruits domestiques, volailles, déchets de cuisine. Mais ici aussi, l’alimentation repose surtout sur l’exploitation de sources “ sauvages ” de nourriture, notamment des petits mammifères, des rongeurs en particulier. Parmi les oiseaux, les espèces les plus fréquemment consommées sont de petits passereaux, moineaux et merles, et corvidés. Les pigeons ramiers et domestiques figurent également en bonne place, de même que les œufs chapardés dans les fermes (poule, oie, canard) ou provenant du pillage de nids d’oiseaux sauvages (merle, ramier...).

En milieu urbain, les fouines s’alimentent principalement de fruits de toutes sortes, tant sauvages que cultivés : cerises, prunes, pommes, poires, mûres, sorbes, arilles d’if, baies de sureau , raisins, voire mandarines ! Les oiseaux figurent également en bonne place, notamment les pigeons, moineaux et étourneaux. Les mammifères semblent en revanche peu consommés. Enfin, la fréquence des déchets ménagers est parfois assez élevée.

La fouine est une opportuniste qui mange de tout. Elle adapte cependant son régime en fonction des ressources les plus abondantes et les plus faciles d’accès selon les saisons :en automne et en hiver, le régime est très riche en fruits de toutes sortes ;en hiver et au printemps, les mammifères et les oiseaux (y compris les œufs) sont principalement capturés. Ces proies sont en effet plus rares à la fin de l’été et en automne. Les charognes et les déchets ménagers interviennent aussi en nombre durantcette période ; les insectes sont plus fréquemment consommés en été et en automne.

Comme elle est facétieuse, elle aime s’attaquer aux circuits électriques des maisons et des voitures, ainsi qu’à l’isolation (polystyrène et laine de verre).Cela n’arrange pas sa réputation de "puant" et son classement dans les animaux "nuisibles", malgré les services qu’elle rend par ailleurs en régulant les populations de rongeurs. Elle était pourtant, à l’époque de la Rome antique, élevée pour capturer les souris et dératiser les habitations. Mais il est vrai qu’à cette époque le chat n’était pas là.

Globalement, la fouine est omnivore, l’essentiel de son régime alimentaire est surtout constitué de fruits et de baies : Baies de genévrier, cerise, arbouses, mûres, framboises, myrtilles, prunelles, sureau, prunus mahaleb et d’amélanchier.

Mais étant très curieuse par nature et encore davantage lorsqu’il s’agit de nourriture, elle attaque également les oiseaux : passereaux, moineaux, merles, pigeon. Nous sommes ravis de savoir qu’elle nous débarrasse des mulots, campagnols, rats d’égouts (dont elle est un des rares prédateurs). Elle ne crache pas non plus sur quelques coléoptères, hyménoptères, chenilles de papillons, lombrics.

Là où son alimentation pose problème, c’est qu’elle raffole d’œufs, qu’elle va chercher à la source et que son passage reste rarement sans conséquence. L’agitation provoquée par la présence de la fouine suscite une excitation chez les poules. La fouine ne supportant ni un trop grand bruit, ni une trop grande agitation, elle interpréte cela comme une agression et se défend en tuant tout sur son passage.

La fouine est une chasseuse de convenance, rencontrant ses proies au fil de ses déplacements. Lorsque sa proie est repérée, elle seen approche en rampant, puis elle fait le dos rond, comme les chats, avant d’attaquer en sautant dans sa direction. Elle mord au cou et tue sa victime sans plus tarder. Plus la victime bouge, plus la fouine s’acharne dessus. Si la proie reste immobile, elle peut être épargnée. La proie tuée, si elle est petite, est dégustée sur place ; sinon, la fouine la met en réserve dans son abri.

Elle doit ingurgiter de 120 à 150 gr de nourriture chaque jour.

Etant donné que la fouine peut aussi se nourrir de tout un tas de débris et déchets variés, en ville elle s’adonne alors à tout plein d’expériences. Aluminium, chewing gums, cuir, plastique, papier, pelures de saucisson, déchets de tout type, tout est bon à découvrir !

Nous vous déconseillons vivement de nourrir délibérément une fouine sans quoi vous allez gagner un hôte…à moins que cela ne soit votre souhait. Mais autant vous prévenir, elle est plutôt d’humeur « chafouine » (un surnom qui lui est d’ailleurs attribué dans certaines régions de l’hexagone)

Ce qu’il faut retenir, c’est que la fouine est un animal commensal.

Caractéristique

La taille et l’aspect de la fouine sont proches de ceux de la martre, mais elle est légèrement plus trapue. C’est un animal au pelage uniformément brun, si l’on excepte une bavette blanche sur la gorge et la poitrine. Contrairement à la martre, sa bavette se divise en deux et se prolonge sur les pattes antérieures. La bavette de la fouine est moins jaunâtre que celle de sa cousine. Elle diffère aussi de la martre par la plante des pieds non velue, des oreilles plus petites et plus étroites, un museau plus court et plus large. Comme c’est le cas chez tous les mustélidés, le mâle est nettement plus gros que la femelle. Le corps de la fouine mesure environ 45 à 55 cm jusqu’à la queue. Celle-ci représente la moitié de la longueur du corps. Son poids varie de 1.3 à 2,3 kg.

Informations

La fouine est un animal territorial. Elle ne se déplace pas pour éviter des périodes qui se caractérisent par leur climat difficile. Elle vit toute sa vie dans son territoire et essaye de varier son alimentation pour résister aux difficultés naturelles.
En hiver, elle persiste à maintenir son territoire et ne le quitte pas mais hiverne dans le même endroit où elle vit pour toute l’année.

Reproduction

La femelle met bas une fois par an, en avril, bien que l’accouplement ait eu lieu durant l’été précédent (juin à août). Cette période de huit mois est due à la dormance, c’est à dire la période pendant laquelle la femelle garde l’oeuf fécondé en son sein sans que ne débute réellement la grossesse.

La mère porte alors ses petits un mois. La portée de la fouine compte de deux à cinq petits qui naissent aveugles et nus. Ils ouvrent les yeux après un mois et sont sevrés après deux mois.

À l’âge de 4 mois, les jeunes prennent leur fourrure brune, et ils deviennent indépendants de leur mère en apprenant à chasser leurs proies. La mère et les petits ont de fréquents échanges vocaux. Le lien familial se dissout à l’automne suivant leur naissance. Les jeunes atteignent leur maturité sexuelle à entre 1 et 2 ans.

Dégâts possible

La fouine a une très mauvaise réputation. Deux reproches sont parfois adressés à la fouine :

- Ses sarabandes nocturnes, surtout en période de rut, qui sont la cause de bruit dans les greniers ou les faux plafonds ;

- Ses incursions dans les poulaillers mal fermés la nuit qui se ponctuent par la perte de volailles.
Effectivement, la fouine est coupable de ravages dans les poulaillers. Cela dit, n’oublions pas que, comme tous ses cousins mustélidés, la fouine se nourrit en grande majorité de rongeurs, régulant ainsi les populations de rats et de souris qui, sans elle, seraient extrèmement nombreux dans les bâtiments agricoles, les granges et les hangars, et deviendraient un véritable fléau. Elle est souvent considérée comme “nuisible”, c’est alors un “puant” actuellement persécuté sans remords alors qu’à l’époque romaine, elle était adoptée pour capturer les souris et dératiser les habitations. Dans les greniers où elle s’installe, elle peut endommager les panneaux d’isolation et les câbles électriques. En Europe centrale, elle a pris l’habitude de s’abriter sous le capot des voitures, où elle détériore les fils électriques. Elle s’attaque également aux câbles électriques dans les transformateurs et les gares. Ces dégâts sont souvent provoqués par les jeunes qui mordillent à peu près tout pour en tester la comestibilité. À l’automne, les dégâts sont moins nombreux, car les jeunes ont acquis de l’expérience.

Dégâts aux élevages.

Dans le monde rural, la Fouine a mauvaise réputation pourtant, son impact n’est pas particulièrement catastrophique, comme l’a révélé une enquête en Alsace auprès de 182 personnes représentant la totalité des éleveurs de trois villages.

En cinq ans, 20 des 96 élevages recensés ont reçu la visite de fouines et 135 animaux (64 poules, 50 pigeons, 12 canards et 9 lapins) ont été enlevés ou tués, soit moins d’un animal par mois et par village. La consommation annuelle d’oeufs a été estimée à 2.842 unités. Le prélèvement de fruits, inférieur à 1 % de la production, n’a pas été pris en compte car il est nettement inférieur à la fraction habituellement non récoltée par les propriétaires.



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Information :
Globalement elle est de couleur brun/roux avec une queue assez touffue qui représente un tiers de sa longueur totale. Elle pèse environ 2kg pour le mâle, 1.5 kg pour la femelle, pour une taille de 40 à 54 cm (sa queue mesure 22 à 28 cm). Bonne nageuse et grimpeuse, elle est capable de faire des bonds importants.
Catégorie:SIGNES
Sex : - Période : - Auteur : Juannet
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Prédateur

Renard, chat sauvage, martre et hibou grand-duc sont les principaux prédateurs de la fouine. Les femelles n’ont qu’une seule portée de deux à trois jeunes par an. Plus de la moitié des jeunes meurent avant leur première année. Toutes les femelles ne se reproduisent pas chaque année et généralement ne le font qu’à l’âge de 1 an. Toutefois des femelles de moins d’un an peuvent se reproduire à l’occasion. Ce phénomène pourrait constituer une réponse à une augmentation de la pression de prélèvement (prédation naturelle, chasse). L’espérance de vie ne dépasse pas trois ans. Exceptionnellement des fouines peuvent atteindre l’âge respectable de 10 ans.

Prélèvements

Aménagement - Repeuplement

Recensement


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mardi 18 octobre 2016

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